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EXTRAIT LIVRE : LE TESTAMENT DES 3 MARIE - Daniel Meurois

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EXTRAIT LIVRE : LE TESTAMENT DES 3 MARIE - Daniel Meurois

Message par gaiane le 31.08.16 21:12

- - « Qui es-tu, Rabbi ? »
- - « Je suis celui qui se souvient… »
- - « Mais… Comment as-tu appris à te souvenir ? »
- - « C’était il y a bien longtemps, vois-tu…

Mon âme a appris… comme toi tu comprendras un jour… en arrêtant de s’emprisonner dans des rôles… Puis en n’étant plus rien d’autre qu’une porte ouverte… Et encore en L’appelant simplement à la franchir, Lui, mon Père, notre Père.
Tu sais la nudité de l’âme attire et révèle la présence de l’esprit. Elle est la porte du Souvenir, le seul Souvenir qui soit, celui qui coïncide avec l’Éternel Présent.
J’ai toujours été ainsi depuis le Commencement des Temps, parce qu’un jour de Soleil je me suis vu, su et compris de cette façon. Ce n’est pas un mystère, c’est juste une offrande à ta méditation du matin. »
- - « Oui, Rabbi… Mais c’est compliqué tout cela. Tu parle du Souvenir mais je ne sais pas quoi mettre derrière ce mot. Je voulais juste savoir, très simplement, ce que tu as fait pour être toi-même ou plutôt Qui tu es, tel que nous te voyons. »
- - « Tu as raison… m’a-t-il répondu. C’est compliqué ou du moins ça paraît l’être. J’aime ta question parce que personne ne me la pose. Alors voilà…
Je suis ce que je suis… pour n’avoir jamais été tiède, pour m’être attelé à dépasser mes peurs de tomber et pour avoir décidé que je n’avais plus rien à prouver, jamais. C’est ainsi que j’ai commencé à capter le Présent, cessant de porter les fardeaux du Passé et en disant non à la tyrannie du lendemain.
En réalité, comprends-tu, je n’ai rien fait. J’ai arrêté de faire…Cela ne signifie pas que je n’ai pas agi mais que j’ai cesser de gesticuler. Dès qu’on est esclave d’un rôle, aussi petit soit-il, on se met à gesticuler car on est persuadé que celui-ci nous fait être. Mais c’est une erreur, c’est l’impasse que toutes les femmes et tous les hommes visitent nécessairement. Être, c’est révéler un chemin pour la Transparence, c’est faire un avec le vent... »
- - « Pourquoi le vent, Rabbi ?
- - « Parce que le vent embrasse et pénètre d’une égale façon tout ce qui est.. l’humain, l’animal, la plante, la roche. Il vit au cœur de la Terre, de l’Eau et du Feu. Ainsi, Jacobée, essaie de t’imaginer en ne ressentant pas de frontière entre toi et cet arbre sur lequel tu t’appuies, entre toi et cet oiseau que tu as entendu chanter, toi et le sol caillouteux et aussi… entre toi et moi…Alors, tu sauras ce qu’est Être. Comment j’éprouve la vie en ce monde et, enfin qui je suis. »
Je crois bien être restée bouche bée, mes amies.
Je pouvais à la limite m’imaginer en train de m’imprégner de la présence de mon olivier, de celle de n’importe quel animal et aussi de la Terre mais... ne pas me sentir le moindre écart entre le Maître et moi, cela me dépassait !
Je n’ai rien dit ; cependant mon regard de stupeur devait parler à ma place car le Maître à aussitôt repris :
- - « Je ne t’ai pas dit de t’imaginer être l’arbre ou quoi que ce soit d’autre…Je t’ai dit de tenter d’abolir toute frontière entre sa réalité et la tienne.
- - « Réfléchis… Parviens-tu à voir une frontière entre l’eau et la vapeur ? Non… Leurs deux réalités sont intimement mariées. C’est la même forme de vie qui circule entre elles et qui fait que l’une devient l’autre et que l’autre redevient l’une. Je veux dire, petite femme, qu’entre cet olivier ou cet oiseau et toi, il n’y a que la différence d’un masque porté, c’est-à-dire rien du tout…
Votre essence est la même.
Ainsi donc, ne crains pas de te sentir en moi tout comme je me sais vivre perpétuellement en toi. La frontière, c’est toi qui l’invente et qui la perpétues. La séparation, c’est toi qui la décides. Comprends-tu ? »
- - « Je ne sais pas Rabbi… Enfin oui… je comprends tes mots bien sûr, mais je ne suis pas du tout certaine de les entendre de la façon dont tu les penses et surtout dont tu les vis. Comment vivre l’absence de frontières ? Cela veut dire ne plus rien opposer à rien. Regarde… ma main droite n’est pas ma main gauche. La séparation commence là. »
- - « La droite n’est peut-être pas la gauche mais les deux concourent à la même fonction en se rejoignant dans ton cœur. Ainsi, tout ce qui est parle la même langue originelle dans les profondeurs de sa réalité car tout ce qui est se rejoint dans le cœur du Sans-Nom. »
- - Alors il faudra que je grandisse longtemps encore pour respirer comme tu respires. »
- - « Longtemps ne signifie pas vraiment grand-chose, Jacobée. Retiens bien ceci : Toute vie s’écrit d’abord en balbutiements avant de former une seule et belle ligne souple et articulée. Tout doit s’éprouver dans la chair avant de se comprendre jusqu’au plus intime de soi. C’est seulement alors que les mots que l’on prononce, tout comme ceux que l’on reçoit peuvent se développer et fleurir.
Ainsi, c’est le signe de l’éclosion d’un bourgeon sur l’âme que de se reconnaître en vérité comme un apprenti de la Vie.

gaiane


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