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LE BUT DE LA VIE EST DE VIVRE LA JOIE

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LE BUT DE LA VIE EST DE VIVRE LA JOIE

Message par gaiane le 23.09.13 19:24

«Le but de la vie est de vivre la joie.»
– Héraclite

Je vais vous décrire un extrait de film, puis vous tenterez de deviner son issue. Cela vous va?

Nous sommes la veille de Noël. C’est une nuit absolument magnifique… Quelques flocons de neige bien dodus tombent nonchalamment. La famille Robidas est en route vers la maison de grand-maman pour le souper. La mère et le père sont assis en avant. Leur garçon et leur fille, de trois et quatre ans, respectivement, sont à l’arrière, bien installés sur leurs sièges d’enfants. Ils portent de jolis petits gants rouges et blancs, avec foulards assortis.

La mère commence à balayer les postes de radio, à la recherche de chants de Noël. Elle tombe sur Vive le vent, et les enfants crient de joie spontanément, car ils connaissent les paroles par cœur. Ils commencent à chanter avec entrain. Leur enthousiasme est si contagieux que la mère et le père se font un clin d’œil, et – pourquoi pas? – commencent à chanter également.

La caméra focalise sur les visages de chacun des membres de cette famille, et on y voit une joie complète et totale, un bonheur suprême. Puis la caméra s’éloigne, et s’éloigne encore. On voit la voiture continuer d’avancer sur la route.

Que se passe-t-il par la suite?

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Cette histoire est tirée de The Power of Vulnerability, de Brené Brown (une série de CDs produite par Sounds True). J’ai eu une sorte de révélation quand je l’ai entendue. Ou plutôt, j’ai eu une révélation quand j’ai vu l’issue qui m’est venue spontanément à l’esprit. Puis lorsque j’ai constaté que l’auditoire de Brené Brown avait imaginé la même finale que moi. Puis lorsqu’un groupe avec lequel j’ai moi-même partagé cette histoire a eu exactement la même réaction.

La suite que l’on s’imagine tous est qu’ils ont un terrible accident de voiture, bien sûr. Oh, peut-être en êtes-vous arrivé à une conclusion différente, mais je parie que c’est la première pensée qui vous a traversé l’esprit, vous aussi. Ils sont tous heureux et souriants… puis BOUM! Tout s’écroule, c’est fini.

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Le fait que cette issue dramatique nous vienne à l’esprit aussi spontanément n’est-il pas incroyablement révélateur? Cela met en lumière une de nos plus profondes et de nos plus puissantes barrières : cette croyance qu’aller trop bien nous rend plus vulnérable à la souffrance. Oui, tout ce qui va très haut doit ensuite descendre très bas, croit-on, donc les membres de cette famille doivent avoir un accident. Ils ne peuvent pas être dans un tel état de grâce sans que quelque chose de douloureux les foudroie. (On pourrait dire que c’est le mouvement de la caméra qui nous amène à imaginer un accident, mais la caméra aurait très bien pu s’éloigner simplement pour nous montrer la famille qui arrive chez grand-maman.)

Quand on pense aux émotions les plus redoutables, celles qui nous viennent à l’esprit sont généralement la colère, la révolte, la tristesse. Or, l’émotion la plus effroyable est sans aucun doute la joie… Cette profonde allégresse qui nous habite lorsqu’on se détend en la vie. On croit la désirer, mais dans les faits, on finit si souvent par l’étouffer. C’est plus ou moins conscient, bien sûr – personne ne se dit «tiens, je vais m’organiser pour être tendu, car je crains que quelque chose de mal m’arrive si je me sens trop léger». Non, c’est automatique, on n’a même pas besoin d’y penser.

Par exemple, vous avez probablement déjà vécu l’expérience de regarder un être proche en ressentant un amour plus grand que nature, puis de voir votre béatitude soudainement balayée par une vague d’anxiété. Ou vous avez peut-être tenté de tenir un journal de gratitude, pour ensuite arrêter, car un malaise étrange vous habitait lorsque vous vous sentiez trop vibrant, trop comblé. Ou peut-être un vertige inconfortable vous amène-t-il à vous contracter, et peut-être même à manger des aliments lourds, quand votre énergie devient trop élevée. Ou peut-être commencez-vous à vous inquiéter au sujet de détails sans importance dès que vous commencez à aller très bien et à vibrer.

Ainsi, oui, une partie de nous croit que l’on est plus vulnérable si on s’abandonne à la joie d’exister. Alors on s’assure de ne jamais dépasser – ou du moins, de ne jamais dépasser trop longtemps – le niveau d’allégresse auquel on est habitué. Comme si le fait d’être tendu et aux aguets éloignait le danger. Comme si tout ce qu’on savourait profondément allait nous glisser entre les doigts. Comme si le fait d’aimer une personne très intensément augmentait le risque qu’elle nous soit arrachée. Comme si, par un mystérieux procédé homéopathique, les petites souffrances qu’on se crée nous protégeaient des plus grandes.

Pouvez-vous reconnaître ce mécanisme en vous? Oh, je ne sais pas s’il est d’origine préhistorique (peut-être les mammouths attaquaient-ils seulement les hommes des cavernes les plus épanouis?), mais il est tellement important de le démasquer, et d’apprendre à le dépasser. Car la joie est le joyau de la vie... il n’y a rien de plus délicieux à quoi on peut goûter ici. Et non seulement elle ne nous fragilise pas, elle nous renforce. Oui, plus on va bien, plus notre vie tend à aller bien, elle aussi. Plus on se remplit d’amour et de joie, plus on se sent solide et connecté. Plus on ressent de la gratitude, plus on trouve et plus on crée de nouvelles raisons de la cultiver.

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Ainsi, comment se termine l’histoire, en fin de compte? Je ne sais pas. Bien que ce fut ma première idée, et bien que ce soit certainement une possibilité, je doute que la famille ait un accident.

En fait, je ne sais pas ce que vous en pensez, mais mon petit doigt me dit qu’ils arrivent chez grand-maman avec de grands sourires sur leurs visages, et qu’ils passent un magnifique début de soirée. Puis, quand tout le monde est attablé pour le souper, grand-maman échappe la dinde sur le plancher, et son chihuahua tente rapidement de se l’approprier – une vision absolument hilarante (du moins, pour ceux qui n’ont pas cuisiné…). Ils se commandent donc une grande pizza triple fromage qu’ils dévorent avec les patates pilées et les autres accompagnements. Puis, après quelques jeux de société et un peu de télévision, ils vont simplement se coucher dans les belles chambres fleuries de grand-maman, l’estomac un peu trop rempli, mais les yeux brillants.

Source : matin magique

gaiane


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